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  • Context

    Le Niger, officiellement connu sous le nom de République du Niger, est le plus grand pays en Afrique de l’Ouest. C’est principalement une population jeune où 47,5% de la population totale a moins de 15 ans. Le pays est constamment menacé par des phénomènes liés au climat. Son économie dépend principalement de l’agriculture et de l’extraction du minerai d’uranium.

    Le Niger a ratifié un certain nombre de traités internationaux concernant certains groupes cibles de Voice, en particulier les traités relatifs aux peuples autochtones, aux personnes en situation de handicap, aux jeunes, aux personnes âgées et aux femmes. Malheureusement, la traduction de ces conventions internationales en lois nationales n’est pas assez contraignante. La mise en œuvre de la politique est faible; Au Niger, les décisions en matière de culture et de religion prédominent dans les politiques et les programmes des groupes cibles.

    Espace civique

    Les organisations de la société civile travaillent principalement par le biais de réseaux pour fournir des services aux groupes cibles. Au contraire, le travail de plaidoyer est minime. Les organisations communautaires de base doivent travailler ensemble et atteindre d’autres groupes sociaux qui ne bénéficient d’aucun soutien général.

    Alors que le Niger a une société civile dynamique, son espace de travail a diminué en 2018 et Civicus Monitor le considère donc comme obstrue.

    Status Quo des groupes cibles de Voice

    L’analyse de contexte de 2017 a révélé divers degrés de marginalisation et de discrimination à l’encontre des cinq groupes cibles, mais s’est concentrée sur les personnes handicapées et les femmes victimes d’exploitation, de maltraitance et / ou de violence.

    Travailler avec les groupes cibles au Niger se fait avec le plus grand soin. Travailler ouvertement avec certains groupes cibles, en particulier les LGBTI, est risqué. Il est donc important de situer les conditions des groupes cibles pour saisir pleinement la myriade de problèmes auxquels ils sont confrontés.

    Les personnes en situation de handicap représentent 4,2% de la population totale du Niger. Contrairement à d’autres pays, les personnes en situation de handicap physiques bénéficient d’un traitement spécial de la part de la société nigérienne, où elles sont considérées comme la principale priorité de l’assistance publique.

    Malgré le soutien apporté aux personnes handicapées, le reste des personnes handicapées est toujours confronté à l’exclusion sociale, à la stigmatisation et aux croyances négatives à leur égard. Ils ont un accès limité aux opportunités économiques, se voient refuser l’assistance publique en matière de santé et d’éducation. Les infrastructures physiques restent inaccessibles à leurs besoins particuliers et leur engagement politique est limité.

    Au Niger, aucune loi ne protège ni ne criminalise explicitement les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les transgenres et les personnes intersexuées (LGBTI). La loi a été utilisée pour condamner des actions “d’indécence publique” et les principaux objectifs de ces actions sont les peuples des minorités sexuelles.

    Les statistiques nigériennes n’incluent pas les minorités sexuelles dans leurs données. Ils doivent vivre discrètement pour éviter l’hostilité sociale. L’intolérance envers cette communauté est rendue publique là où ils ne sont pas autorisés à accéder à certains établissements.

    Outre l’hostilité envers la communauté de LGBTI, les femmes sont continuellement confrontées à l’exploitation, aux abus et / ou à la violence. Les pratiques traditionnelles, le patriarcat, la religion et le capitalisme sont quelques-unes des raisons pour lesquelles on accuse la marginalisation des femmes. Les femmes sont toujours considérées comme des propriétés de leurs maris et elles ont des difficultés à se porter candidates à une charge publique. L’accès à la terre et la propriété de celle-ci posent un réel problème aux femmes nigériennes. Ni la loi ni les coutumes ne favorisent l’accès des femmes à la propriété foncière.

    Les groupes vulnérables faisant l’objet d’une discrimination fondée sur l’âge n’excluent pas d’être exclus des droits de l’homme fondamentaux. Les jeunes Nigériens sont exposés à des risques tels que la toxicomanie, les maladies et les crimes. L’éducation n’est toujours pas accessible à tous les enfants, en particulier aux enfants ayant des besoins spéciaux. Des ressources telles que les professionnels d’education speciale, les installations et les infrastructures demeurent des obstacles à la participation des enfants dans les écoles.

    On pense que les jeunes relâchent leurs responsabilités. Il existe une grande disparité entre l’accès des jeunes à l’éducation, à l’emploi et aux opportunités économiques. Dans l’arène politique, les jeunes ne sont pas impliqués dans les décisions politiques clés.

    En ce qui concerne les personnes âgées, il existe des politiques dédiées à leurs besoins, mais la mise en œuvre reste le problème. La participation à des activités communautaires est systématiquement et implicitement exclue. Ils occupent une position respectable dans la société nigérienne; cependant, ils sont considérés comme “incapables” et “dépassés” dans leur mentalité. Ils manquent également de ressources financières pour subvenir à leurs propres besoins, ce qui est aggravé par l’absence de régimes de protection sociale.

    L’analyse de contexte 2017 du Niger est disponible via ce lien.

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